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LES MAISONS DU VOYAGE
Ethiopie
Le pays de la reine de Saba et du roi Salomon enchante par ses rencontres, son histoire, ses légendes et par la beauté de ses paysages. De la force exceptionnelle des églises monolithiques de Lalibela, la « nouvelle Jérusalem » construites dans le roc, aux paysages de montagnes du parc national du Simiens, des châteaux anciens de Gondar aux trésors cachés des superbes églises du lac Tana, de la ville sainte d’Harar aux villages traditionnels de la vallée de l’Omo. Un patrimoine immense et préservé.
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Voyages en Ethiopie
L' Ethiopie en bref

Le spécialiste du voyage en Ethiopie

Un voyage en Ethiopie vous emmène dans le berceau de l’humanité, l’une des plus anciennes nations au monde. Son histoire tumultueuse a façonné au fil des siècles un peuple mystique, fier de ses traditions ancestrales liées à la naissance même du christianisme. Lors d’un voyage en Ethiopie, vous découvrirez cette terre de légendes, aux forts contrastes géographiques et aux paysages fascinants, parmi les plus spectaculaires de notre planète, certains traversés par les sinueux méandres du Nil bleu. Destination aux richesses patrimoniales et culturelles abondantes, vous rapporterez peut-être de votre voyage en Ethiopie différents objets d’artisanat local, ou instruments de musique tels que le krar ou le massinko, après avoir assisté à une représentation d’azmari, chants traditionnels ou vous êtes initié aux quelques pas de danse, qui, dans l’eskesta, s’apparentent à un roulement d’épaules et des mouvements de tête.

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Séjour en Ethiopie

* Prix à partir de, sous réserve de disponibilité, voir conditions particulières sur la fiche produit
Ethiopie

Nom officiel : République démocratique fédérale d'Ethiopie
Régime : République
Capitale : Addis-Abeba
Superficie : 1 100 000 km²
Population : 95 millions
Religions : Christianisme, islam (1/3 de la population)
Langues : Amharique

Géographie

Situé dans la corne de l'Afrique, l'Ethiopie est le seul pays de la région sans accès à la mer. Il a des frontières communes avec la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, le Kenya, la République de Djibouti et l'Erythrée.

 

C'est le deuxième pays d'Afrique par sa population (95 millions d'habitants) et le neuvième par sa superficie (1 100 000 km2). Essentiellement constitué de hauts plateaux, allant du désert de Danakil (-120 m) aux sommets enneigés du mont Ras Dashan (4 543 m), le pays possède un environnement très diversifié traversé par six zones climatiques (alpine, tempérée, tropicale, tropicale de savane, semi-désertique, désertique). Addis-Abeba, à 2 400 m, est l'une des capitales les plus élevées du monde.

 

Du fait de la variété de ses climats et de ses reliefs, l'Ethiopie dispose d'une végétation très diversifiée. Dans les hauts-plateaux du Nord et le Choa, qui forment le cœur de l'Ethiopie historique, on trouve la majeure partie de la production agricole (sorgho, teff, maïs) et des forêts. La faune éthiopienne est elle aussi très variée et comprend de nombreuses espèces endémiques : ainsi dans le parc naturel du massif du Simien trouve-t-on des loups d'Abyssinie, des nyalas de montagne, des corbeaux corbivau et des babouins gelada.

 

Quasiment dépourvue de matières premières minières et énergétiques (petite production d'or), faiblement dotée en industries (agroalimentaire, chimie, textile, travail du cuir, concentrées dans la province d'Addis-Abeba et le long du chemin de fer qui mène à Djibouti), l'Éthiopie est profondément rurale (85 % de la population) et agricole. Les cultures s'étagent en fonction de l'altitude : céréales (maïs, sorgho, blé) autour de 2 000 m, plantations à vocation commerciale (canne à sucre, coton et surtout café, réputé pour être le meilleur arabica au monde) au-dessous de 1 500 m. L'enclavement du pays, le très mauvais état des infrastructures et l'absence de propriété privée des terres ne laissent pas espérer d'amélioration de l'agriculture. L'Ethiopie, pauvre, est dépendante de l'aide internationale, notamment dans le domaine alimentaire.

 

L'Éthiopie est officiellement laïque mais de nombreuses croyances y coexistent, au premier rang desquelles le christianisme (orthodoxes, catholiques et protestants). Un tiers de la population est musulmane, et on trouve d'autres minorités comme les Falachas (juifs) et les animistes.

 

La langue officielle est l'amharique, mais cinq autres langues sont principalement parlées en Ethiopie (oromo, tigrinya, somali, gurage, sidama), le pays réunissant des langues très diverses (environ 80 langues) et constituant un véritable paradis pour les linguistes.

Histoire

Partir en Ethiopie, c'est remonter aux origines de notre histoire. Le pays où l'on a découvert Lucy (1974) et les plus anciens spécimens d'Homo sapiens est considéré, avec le Tchad et le Kenya, comme l'un des berceaux de l'humanité. La ville et l'Etat y sont des constructions très anciennes - ainsi le royaume d'Aksoum (Ier siècle avant J.-C. - Xe siècle) était considéré comme l'une des quatre plus importantes puissances mondiales. Dans l'histoire moderne, l'Ethiopie est l'un des seuls pays africains à avoir gardé sa souveraineté lors du partage du continent africain par les puissances coloniales au XIXe siècle.

 

Il reste très peu de traces du royaume D'mt (VIIIe - Ve s. avant J.-C.), première forme organisée d'Etat en Ethiopie. C'est avec le royaume d'Aksoum que l'histoire éthiopienne voit l'émergence, au Ier siècle avant J.-C., de son premier empire. Situé au bord de la mer Rouge, le royaume se développe grâce à l'exportation de produits agricoles et au commerce, contrôlant les principales routes maritimes de la région. L'empire s'étend à toute l'Ethiopie du Nord et au Centre, jusqu'au Nil Bleu à l'ouest et aux dépressions à l'est. Des expéditions sont menées jusqu'en Arabie et le royaume de Méroé (actuel Soudan) est conquis. La capitale, Aksoum, est une cité cosmopolite où se mêlent Juifs, Grecs et Arabes. La civilisation d'Aksoum se caractérise par la pratique de l'écriture et le développement de l'alphabet éthiopien. Après l'Arménie, l'Ethiopie est la deuxième plus ancienne nation chrétienne du monde : vers 320, Ezana, Negus ("roi") d'Aksoum, se convertit au christianisme (Eglise égyptienne) et en fait la religion officielle d'un pays à la population majoritairement juive et païenne. Le royaume d'Aksoum atteint son apogée sous le règne de Caleb (VIe siècle), avec un important commerce (or, ivoire, esclaves, métaux, coton) et une civilisation florissante, qui depuis 250 utilise des pièces de monnaie.

 


Le déclin s'amorce au VIIe siècle, avec la naissance et l'expansion de l'islam. Le port d'Adulis est détruit par les Arabes, déstabilisant l'autorité d'un royaume. Accès difficile à la mer, insécurité des routes caravanières, épuisement des ressources naturelles précipitent la chute du royaume. Désormais, le pouvoir politique éthiopien se déplace vers le sud. Au Xe siècle, le royaume d'Aksoum s'effondre définitivement , victime des révoltes des populations autochtones non christianisées (incarnées par la légendaire princesse Judith) et des affrontements pour le contrôle du centre du pays.

 

Vers 1140, la dynastie des Zagwés prend le pouvoir dans la région de Lasta, faisant de Roha (aujourd'hui Labilela) leur capitale. Les églises rupestres taillées dans la roche à Labilela constituent l'héritage le plus célèbre des Zagwés. Vers 1270, le dernier roi Zagwé est renversé par Yekouno Amlak (1270 -1285), qui se réclame de la dynastie légitime salomonide - dynastie qui perdure symboliquement jusqu'en 1974 sans qu'il y ait continuité familiale. C'est le début d'un renouveau, le nouveau roi établissant sa capitale à Tegoulet.

 

Pendant presque trois siècles, l'Ethiopie vit un âge d'or culturel et économique. Les rois salomonides étendent leur influence lors de guerres contre les sultanats musulmans voisins des royaumes chrétiens. Le christianisme orthodoxe et la littérature se développent. La langue parlée n'est plus le guèze mais l'amharique. Cependant, le pouvoir est toujours aux prises avec les populations païennes du Nord-Ouest, qu'ils tentent d'assujettir et de christianiser, se heurtant à l'indépendance des chefs locaux héréditaires.

 

Cet âge d'or s'achève au début du XVIe siècle, sous le règne de Lebna Denguel (1508-1540). Une guerre éclate entre l'empire chrétien éthiopien et les troupes musulmanes de l'imam Ahmad ibn Ibrahim al-Ghazi, plus connu sous le nom d'Ahmad Gran. La majeure partie du royaume est conquise, les églises sont détruites, les cultures et le bétail ravagés, les habitants vendus comme esclaves. Le royaume est sur le point de s'effondrer quand Lebna Denguel fait appel aux Portugais, qui se battront contre les troupes d'Ahmad Gran, aidées par les Turcs, jusqu'à la bataille de Wayna Daga, en 1543, durant laquelle Ahmad Gran trouve la mort. Le pays est alors exsangue, ouvert aux invasions des païens et à la poussée des nomades. L'intervention portugaise a attiré en Éthiopie des missionnaires jésuites, qui tentent de ramener le pays dans le giron de l'Église de Rome. Ils parviennent à imposer le catholicisme au roi Sousneyos (1607-1632), qui se convertit en 1621, provoquant la révolte du pays et devant abdiquer au profit de son fils Fasilidas (1632-1667), qui expulse les jésuites et interdit le catholicisme. Le roi fonde fixe une nouvelle capitale à Gonder, où il fait construire un château. Ses successeurs continuent d'embellir la ville et tentent de défendre leurs frontières, devant faire face aux divisions de l'Eglise, la poussée de l'islam et l'influence des seigneurs locaux. Au début du XVIIIe siècle, l'économie stagne et l'autorité impériale est déstabilisée. En 1769, le négus Iyoas Ier est étranglé dans son palais. C'est le début de "l'ère des princes" (Zemene Mesafent). Jusqu'en 1855, une série de souverains aux pouvoirs limités règnent à Gonder, tandis que les seigneurs locaux et les maires de palais sont ceux qui tiennent véritablement les règnes du pays. Le royaume connaît des guerres incessantes, l'économie est en berne, la population éthiopienne souffre. Cette dernière ravive au cours des années 1830 une ancienne prophétie selon laquelle un souverain arrivera au pouvoir pour instaurer un règne juste et assurer la paix au pays. Vers la moitié du XIXe siècle, les exploits militaires d'un jeune homme issu d'une famille de chefs du Kouara, Kassa Hailou, semblent annoncer l'avènement de ce monarque tant attendu. Il met fin à la suprématie des seigneurs locaux, occupe le Choa dont il prend en otage l'héritier Ménélik, et se fait proclamer roi des rois sous le nom de Théodoros II.

 

Véritable modernisateur, il lance un mouvement de réformes et d'expansion, d'unification et de centralisation du pays. Administration des provinces, nomination de fonctionnaires, mise en place d'une armée payée par le Trésor public, établissement d'une nouvelle capitale à Magdala... Cependant, les résistances des chefs locaux et un conflit avec la Grande-Bretagne le mènent au suicide, en 1868. Après une brève période d'anarchie, Kassa Mercha arrive au pouvoir en 1872 sous le nom de Yohannes IV, poursuivant le travail de construction nationale. Mais l'ouverture du canal de Suez et les agressions étrangères qui en découlent l'obligent à se détourner de la politique intérieure pour défendre les frontières du pays. De 1875 à 1889, il affronte avec succès les Égyptiens, les Italiens, les Madhistes soudanais, avant de mourir au combat. C'est Menelik II (1889-1913), negus du Shewa, troisième grand souverain de l'histoire moderne de l'Ethiopie, qui lui succède. La modernisation du pays se poursuit : fondation d'une compagnie de chemin de fer franco-éthiopienne, appel à des techniciens, transfert de la capitale à Addis-Abeba... En 1889, Ménélik signe avec l'Italie le traité de Wuchale, censé assurer la paix entre les deux pays. Cependant, les Italiens tentent d'utiliser le texte pour créer un protectorat, débouchant sur une guerre en 1895 qui s'achève par la bataille d'Adoua (1896), durant laquelle les forces italiennes sont écrasées par 100 000 Ethiopiens. Cette victoire fait apparaître l'Ethiopie comme souveraine et indépendante sur la scène internationale.

 

Pourtant l'Ethiopie continue d'attirer les convoitises des puissances coloniales, et en 1906 le pays est partagé en trois zones d'influence économique (anglaise, française et italienne) par une convention qui affirme par ailleurs respecter l'intégrité du territoire. Malade, Ménélik se retire en 1907 et laisse s'instituer une régence faite d'intrigues et de rivalités, en attendant que son petit-fils Ledj Eyassou puisse régner. Dès 1911, le jeune Eyassou, 15 ans, prend la tête du pouvoir mais se montre peu capable de gouverner. Son désintérêt pour les affaires publiques, sa proximité avec les milieux musulmans et sa politique antagoniste avec les puissances européennes alliées pousse la noblesse éthiopienne à le renverser lors du coup d'État du 27 septembre 1916. Zewditou Ière (1916-1930), fille de Ménélik, est proclamée impératrice, tandis que le pouvoir est exercé par Tafari Makonnen, régent et prince. Il se consacre à la politique extérieure (adhésion à la Société des Nations en 1923, signature du pacte Briand-Kellog) et au progrès social et culturel du pays. Il devient roi des rois à la mort de Zewditou et prend le nom de Hailé Sélassié (1930-1930 puis 1941-1974). Son règne est marqué par la promotion de réformes politique et la résistance aux Italiens. Ainsi en 1931, il crée une Constitution qui proclame son pouvoir de droit divin mais également un Conseil privé prévoyant le remplacement progressif des privilèges sociaux par les compétences ; il institue un Parlement consultatif (composé d'un Sénat et d'une Chambre des députés, dont les membres sont nommés par l'empereur et les chefs locaux) et des ministres. Les Italiens n'ayant pas renoncé à leur volonté d'emprise sur l'Ethiopie, Mussolini attaque le pays en 1935, l'empereur devant se réfugier en Angleterre et le pays tombant avec l'Erythrée et la Somalie italienne sous la tutelle de l'Africa orientale italiana.

 

L'Ethiopie est libérée en 1941 par les troupes anglo-françaises et proclame ses droits sur l'Erythrée et la Somalie (l'Erythrée y sera rattaché en 1952 tandis que la Somalie, indépendante, sera en conflit contre l'Ethiopie dans les années 1960). Au lendemain de la guerre, l'empereur entreprend de grandes réformes administratives (réorganisation du territoire en 12 provinces, création d'un système judiciaire hiérarchisé, réforme du droit pénal distinguant pays de droit chrétien et musulman...) et fait un pas vers la démocratie (publicité des débats et pouvoir législateur pour le Parlement, désignation des membres du cabinet par le Premier ministre). L'empereur, symbole de l'indépendance africaine, devient une icône internationale. Il est considéré par le mouvement rastafari comme le « dirigeant légitime de la Terre » et le Messie, en raison de son ascendance salomonide, qui remonterait aux rois Salomon et David par la reine de Saba, et de la résistante de l'Ethiopie à la colonisation européenne.

 

Les années 60 et 70 sont marquées par des difficultés frontalières avec le Soudan, le Kenya, et surtout le Front de libération de l'Erythrée (soutenu par l'Irak et la Syrie). Depuis 1971, une famine sévit dans la partie sahélienne de l'Afrique, face à laquelle le gouvernement est impuissant. Cette situation débouche sur une grave crise qui s'étend à tout le pays (grève des étudiants et des travailleurs, révolte des paysans, revendications religieuses), jusqu'à la révolte en 1974 de l'armée de terre. L'armée prend peu à peu le contrôle du pays, et à la fin de l'année, l'empereur doit abdiquer, le Parlement est dissous et la Constitution abrogée par le conseil militaire provisoire, le Derg.

 

La période qui s'ouvre est caractérisée par des luttes intestines au sein du Derg, l'instauration d'un régime socialiste et une série de guerres contre la Somalie et les indépendantistes érythréens. Le colonel Mengistu Hailé Mariam devient chef de l'Etat et entreprend la nationalisation des terres et des entreprises privées. Il instaure des comités de quartier et un régime de terreur contre toute forme d'opposition, envoie les étudiants dans les campagnes pour éduquer les masses rurales. En 1984 est créé le parti unique des Travailleurs d'Ethiopie, dont Mengistu est secrétaire général. La république populaire d'Ethiopie obtient le soutien de l'URSS dans le conflit qui l'oppose à la Somalie - conflit qui vient s'ajouter au conflit érythréen et aux mouvements d'opposition interne. Avec l'effondrement de l'URSS en 1991, l'Éthiopie est privée de son principal soutien, et le Mouvement populaire de libération du Tigré (MPLT) prend le contrôle du Tigré, fédérant plusieurs mouvements d'opposition au sein d'un Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE), dirigé par Meles Zenawi.

 

En 1991, le général Mengistu renonce au pouvoir et se réfugie au Zimbabwe, où il sera jugé par contumace par la cour de son pays et condamné à la prison à vie pour génocide. Meles Zenawi est élu à la tête du pays par une conférence nationale. Le nouveau régime, soutenu par les Etats-Unis, accorde l'indépendance à l'Erythrée mais continue de se heurter à des mouvements d'opposition interne. En 1995, une nouvelle Constitution est rédigée, un Président est élu (Zenawi étant Premier ministre) et l'Ethiopie devient une république fédérale composée de 9 régions à base ethnique. En 1998, un conflit armé éclate avec l'Erythrée, qui aboutira en 2000 à un accord de paix et la délimitation d'une frontière par des arbitres internationaux, les tensions se prolongeant jusqu'en 2007. En 2001, Zenawi est fragilisé et le Parlement élit à la présidence de la République Girma Wolde-Giorgis, candidat du FDRPE. Les élections de 2005 sont marquées par une très forte mobilisation populaire et la constitution d'une opposition, contestant la victoire du FDRPE. Après une vague de violences et d'arrestations, le FDRPE remporte la majorité face à la Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD). Le FDRPE gagne à nouveau les élections de 2010, malgré les réserves émises par les Etats-Unis et l'UE sur la régularité du scrutin.

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